Medicine Bow

Medicine Bow
<---Une balle de fusil Remington Magnum 7


Le 25 octobre 1974, un homme du nom de Carl Higdon chasse dans la forêt de Medicine Bow (partie nord du parc national du Wyoming). C'est un homme de quarante et un ans, plutôt solide et peu impressionnable. Il est père de quatre enfants et habite Rawlins où il travaille pour une compagnie pétrolière. Vers seize heures, il est en vue d'un petit groupe d'élans. L'un d'eux, un mâle de belle allure, attire son attention. Il le vise soigneusement et tire.
Il se produit alors un phénomène hautement insolite : tandis qu'un silence absolu tombe sur la forêt, la balle quitte le canon sans aucun bruit et au ralenti. Higdon la voit progresser lentement dans l'air et finir par tomber doucement sur le sol à une quinzaine de mètres. Il fait quelque pas, la ramasse : elle présente un aspect si inhabituel quelle est méconnaissable. Abasourdi, il la met dans une poche de sa veste.
A cet instant un bruit de branche cassée lui fait tourner la tête. A vingt mètres de lui se tient un être grotesque de forte corpulence. Ses jambes sont arquées, ses épaules très larges. Il mesure environ un mètre quatre vingt.
Le crâne de cette créature vaguement humanoïde est semé de rares cheveux courts et raides et se termine par deux fines excroissances ressemblant à des antennes. Sa peau est jaunâtre. Il n'a pas de cou ni de menton,
Tandis que s'avance cet être portant une combinaison noire barrée par un large ceinturon, Higdon a le temps de remarquer d'autres détails encore plus insolites : ses yeux, petits et bridés, ne comportent pas de sourcils ; il ne semble pas avoir de bouche, d'oreilles, ni de nez ; il ne paraît pas non plus avoir de mains, l'un de ses bras se terminant par une sorte de tige de section ronde, malaisée à définir.

Carl Higdon, plus ahuri qu'effrayé, entend tout à coup cette créature lui demander en anglais : «Comment vous sentez-vous ?»
Un peu rassuré par cette phrase familière, il répond «Pas trop mal».
- «Avez-vous faim ?» demande encore l'être.
Higdon n'a sûrement pas faim, mais il n'a pas le temps de répondre : une petite boîte d'apparence métallique vint à sa rencontre en flottant dans l'air.
Il s'en saisit et l'ouvre : elle renferme des petites billes argentées ressemblant à des pilules.
« Avalez-en une !» dit l'être. Puis il ajoute : «Son effet durera quatre jours...».
Higdon, se sent privé de volonté : il saisit l'une des pilules et l'avale.
Il aperçoit alors, directement posée sur le sol à quelque distance du curieux personnage un objet parallélépipédique un peu moins grand qu'une voiture, dont les parois diaphanes laissent entrevoir des formes indéfinies.
«Voulez-vous venir avec nous ?»
Higdon se retrouve à l'intérieur de l'objet sans comprendre comment il y est entré. La panique s'empare tout à coup de lui. Il veut crier mais aucun son ne sort de sa bouche. Avec effarement, il se rend compte que le parallélépipède est beaucoup plus grand à l'intérieur qu'il ne le paraissait à l'extérieur.

Cette affaire étant un des grands classiques de l'ufologie des années soixante-dix, on connaît la suite : l'objet décolle, emportant notre chasseur vers un extraordinaire voyage.
Parmi les composantes surprenantes de son aventure, Higdon se souviendra de plusieurs détails qui peuvent être considérés comme particulièrement intéressants : dans le bizarre véhicule un ensemble de huit manettes est identifié par des lettres de notre alphabet : E, P, H, D. L'un de ses ravisseurs lui apprend que sa planète d'origine se trouve à 163 miles-lumière de la Terre. Il n'y a pas d'océan dans ce monde-là mais une mer rendue stérile par un élément nuisible non-identifié. Chose particulièrement surprenante, les cinq élans font partie du voyage : notre chasseur les aperçoit subrepticement, entassés dans une sorte de réduit.
Au retour de ce voyage une autre surprise attend Higdon : à l'aide de sa baguette digitale l'entité du début, qui prétend se nommer «Oso», dématérialise sa voiture. Higdon se retrouve dans un sentier boueux de Medicine Bow dans un état de grande perplexité. Il ne sais plus ce qu'il fait là, mais prenant conscience qu'il tient un fusil, suppose confusément qu'il a été victime d'un incident de chasse.

Après une longue et pénible marche (il a froid), il retrouve sa voiture dans une étroite clairière : elle trône au milieu d'une mare de boue d'où il semble qu'elle ne pourra plus sortir.
Higdon se hisse tant bien que mal dans la camionnette (qu'il a mis un certain temps à reconnaître), ouvre la C.B. et demande de l'aide. La police trouvera le véhicule vers minuit, tous phares allumés et moteur tournant.


POINTS PARTICULIERS : (nous reviendrons plus loin sur quelques-uns de ces points)


1 - Bruit de branche cassée.

Détail très souvent mentionné (avec les bruits de pas sur des feuilles mortes, les bruissements des feuilles dans les arbres et les brusques coups de vent).

2 -«Comment vous sentez-vous ?»... «Avez-vous faim ?»

Le contraste entre la nature hautement fantastique de l'événement et la banalité du premier échange verbal est surprenant. C'est un phénomène classique, voire une constante, en ufologie. On observe parfois l'inverse : la situation est normale en apparence mais ce sont les propos qui sont surréalistes.


3- Le parallélépipède est beaucoup plus grand dedans que dehors :

Autre «constante» de ce genre d'événement.

4 - Manettes comportant les lettres E, P, H, D.
Pourquoi des êtres apparemment aussi différents de nous auraient-ils adopté l'un de nos alphabets ?

5 -«à 163 miles-lumière de la Terre».
Un mile-lumière n'a bien sûr pas de sens. Carl Higdon n'a pas cessé d'affirmer qu'il ne se trompait pas et qu'il a bien été question de miles-lumière. La formule est absurde puisqu'elle a pour propos de donner une idée de distance. Elle peut tout juste donner une idée de temps, soit : 5 microseconde.


6- Dématérialisation de la voiture.

Il a toujours été question, d'un auteur à l'autre, d'une «dématérialisation» de la voiture. Mais ne devrions-nous pas, dans l'état actuel de nos connaissances, employer simplement le mot : disparition ? La définition première du mot disparition est : cesser d'être visible. En dehors du sens qu'il prend en physique nucléaire le mot dématérialisation est surtout lié à la science-fiction.


7- Le projectile :

Nous savons que Carl Higdon a franchi une quinzaine de mètres avant de le ramasser. On remarquera que le fait de repérer une balle sur le sol d'une forêt n'est pas facile, même si on l'a vu tomber ; quinze mètres représentent déjà une distance assez importante pour retrouver un objet aussi petit et déformé (il s'agissait d'une balle de fusil Remington Magnum de 7 millimètres de diamètre et d'un peu plus de 30 millimètres de long).
Cette ogive -dont le plomb avait disparu, apparemment volatilisé- fut expertisée par un armurier de Rawlins qui connaissait bien son affaire. Il avoua ne pas comprendre l'état dans lequel elle se trouvait. Non seulement elle ne comportait pas les déformations qu'on peut s'attendre à trouver sur un projectile ayant servi, mais elle semblait avoir été retournée comme un gant, l'intérieur étant passé à l'extérieur d'une manière incompréhensible.
Elle fut peu après soumise à l'examen d'un expert spécialisé dans les métaux qui confirma le premier verdict : impossible d'expliquer scientifiquement l'état de l'objet et encore moins ce qui avait ralenti sa course au point de la réduire à zéro sur une si courte distance.
Les armuriers que j'ai contactés de mon côté m'ont appris qu'une balle de type Remington Magnum est douée d'une grande force (environ 3840 Joules à 15 mètres du canon). Arrêter son élan aussi rapidement équivaut à transformer son énergie cinétique en une autre énergie, ici en chaleur. La profonde transformation subie par l'objet (intérieur=extérieur) est sensée produire aussi de la chaleur. Pourtant, lorsque Carl Higdon ramassa la balle, elle n'était pas chaude.

L'intérêt du cas Medicine Bow réside pour une bonne part dans son incontestable authenticité. Le témoin a été de nombreuses fois examiné, interrogé. Il a même été soumis à un détecteur de mensonges, Dans une lettre qu'elle m'a obligeamment écrite, Marie-Thérèse de Brosses -qui s'est également passionnée pour ce cas- décrit Higdon comme un homme «équilibré, fiable, posé». Elle confirme elle aussi que l'enquête a été un modèle du genre.
La voiture, qui était très lourde, a été sortie du cloaque avec tant d'efforts que deux personnes participant à l'opération en ont conclu qu'elle avait été déposée au milieu de la boue, autrement dit : qu'elle y était arrivée par voie aérienne...
Faire un rapport exhaustif de ce cas prendrait de nombreuses pages. Il me paraît depuis toujours si intéressant que j'en ai fait il y a quelques années une étude spécifique dans laquelle je demandais aux participants d'imaginer ce qui pourrait arriver de très insolite ou de très anormal à une balle de fusil après sa sortie du canon. Personne n'a imaginé le cas d'une balle tombant sur le sol après avoir franchi quelques mètres et encore moins se retournant intérieur/extérieur. A vrai dire ce résultat ne m'a pas surpris. Comparée aux autres études que j'ai eu l'occasion de faire, celle «du chasseur» a connu -de loin- l'intérêt le plus faible, comme s'il était trop difficile d'imaginer que le destin d'une balle puisse être autre que d'atteindre sa cible...


Une seule alternative est envisageable :

- La balle tirée par Carl Higdon a été ralentie et transformée par une autre physique que la nôtre.

- Ou à l'aide d'une technologie qui dépasse de beaucoup notre entendement.
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# Posté le mercredi 13 juillet 2005 14:51

Modifié le mercredi 13 juillet 2005 15:07

Le caveau des chase

Le caveau des chase
<----Le caveau, tel qu'il se présente aujourd'hui. L'une des huit bornes est tombée mais la construction -qui date de la fin du 18ème siècle- est dans l'ensemble bien conservée. Les deux cadres visibles de chaque côté des armoiries étaient destinés à recevoir les portraits des personnes inhumées.



Le cas du caveau de la famille Chase, au sud de l'île de la Barbade, est particulièrement intéressant puisqu'il est l'exemple parfait du huis-clos (un lieu unique, une seule entrée).
Ce caveau, vide depuis 1820, est toujours visible dans le cimetière de Christ Church près de Oistins (sa lourde dalle n'ayant jamais été replacée, il est possible de le visiter). Il s'agit d'une construction évoquant un mausolée aux trois-quart souterrain, fait de pierres, de corail et de marbre. L'entrée, entourée de huit bornes soutenant une chaîne, est décorée d'une plaque aux armes de la famille.
Thomasina Goddard, une femme qui faisait partie de la famille fut la première personne à y être inhumée en 1807. L'année suivante on y installa le petit corps de Mary Anna Chase, morte à l'âge de deux ans d'une maladie infantile. En 1812 sa soeur Dorcas décédée dans des circonstances suspectes la rejoignit dans le caveau. Des rumeurs attribuaient en effet sa fin prématurée aux mauvais traitements infligés par son père; on parla même de suicide. Il est vrai que Thomas Chase était un homme haï par bon nombre d'habitants de l'île. Il mourut un mois après la jeune Dorcas et la réouverture du tombeau fut cette fois l'occasion d'une désagréable surprise.
Le cercueil de Madame Goddard se trouvait couché sur le flanc contre un mur. Celui de la petite Mary Anna paraissait avoir été jeté à travers le caveau et gisait, tête en bas. La famille s'indigna. On pensa un moment à une vengeance : les Chase employaient dans leur plantation quelques dizaines d'esclaves qu'ils traitaient avec sévérité. Mais pourquoi se serait-on donné tant de mal pour se venger sur des morts ? Tous plombés sauf un, ces cercueils pesaient très lourd et étaient d'un maniement malaisé.
On voulu croire aussi à un vol, mais il n'y avait rien à subtiliser dans la caveau.
Les choses furent finalement remises en ordre et la dalle scellée.
Elle fut rouverte quatre ans après, le 25 septembre 1816, pour l'enterrement d'un très jeune enfant du nom de Samuel Brewster Ames décédé dans sa première année. Les cercueils se trouvaient à nouveau en désordre. Pourtant le ciment qui fermait hermétiquement la dalle semblait intact au moment de l'ouverture.
Deux mois plus tard, lorsque le corps du père du petit Samuel fut amené au tombeau, une foule curieuse suivit le cortège. L'homme avait été mortellement blessé lors d'une révolte d'esclaves. La lourde dalle, qui nécessitait les efforts de six à huit hommes pour être déplacée, présentait un aspect normal, sans trace d'effraction. Cependant, lorsqu'on l'ouvrit, les curieux en eurent pour leur argent : encore une fois les cercueils se trouvaient dans tous les sens, excepté celui de Thomasina Goddard.
Le révérend Thomas Orderson fit sonder les murs, le sol, et le plafond par des maçons : on ne trouva ni pierre descellée, ni fissure, pas plus que la moindre ouverture, sauf l'entrée bien entendu.
Le caveau fut à nouveau fermé et soigneusement cimenté.
Trois ans après il fut réouvert pour l'enterrement de Thomasina Clarke. Des centaines de personnes assistèrent cette fois-là à l'événement. Après l'avoir descellée, plusieurs hommes tentèrent sans succès de rabattre la dalle : le plus lourd des cercueils (celui de Thomas Chase) se trouvait bloqué derrière elle, et il fallu pousser avec vigueur pour dégager l'entrée du caveau. On découvrit que les autres cercueils avaient également bougé, excepté celui de Thomasina Goddard qui semblait jouir d'un relatif privilège. La Société Historique de la Barbade conserve la copie d'un dessin exécuté par un témoin oculaire montrant la disposition respectives des cercueils les 7 juillet 1819 et 18 avril 1820.
Le gouverneur donna des ordres pour que tout soit remis en place (les cercueils des enfants furent posés sur ceux des adultes), puis répandit lui-même du sable blanc et fin sur le sol en vue d'enregistrer une possible inondation, des traces de pas, ou tout autre manifestation. Il fit fermer la dalle et imprima son sceau personnel à plusieurs reprises dans le ciment frais (deux autres notables firent de même).
En 1820, le gouverneur Lord Combermere revint au caveau qui était devenu un objet de curiosité et le fit rouvrir après avoir constaté que les marques laissées par les trois sceaux étaient intactes. A l'intérieur régnait le désordre habituel excepté pour le cercueil de Thomasina Goddard qui, bien qu'effondré sur lui-même, était toujours à sa place. Le sable répandu sur le sol ne montrait pas d'empreinte de pas ni aucune autre trace suspecte.
Lord Combermere considéra alors que les choses avaient assez duré. Craignant pour la réputation de l'île , il fit inhumer les cercueils dans une autre partie du cimetière (séparément et sous des sépultures anonymes) et ordonna l'abandon définitif du caveau.


De nombreuses personnes ont enquêté sur cette affaire au cours du 19ème siècle. Parmi elles, Sir Arthur Connan Doyle, célèbre créateur de Sherlock Holmes, mais aussi inventeur de plusieurs méthodes d'investigation dont la police Britannique fit usage avec profit pendant des décennies. Connan Doyle ne trouva aucune explication*. Cette énigme n'a jamais été résolue, et l'on voit mal comment elle pourrait l'être aujourd'hui.
Il y a quelques années une nouvelle énigme toucha le petit cimetière. Un jeune natif de l'île découvrit en effet qu'un cercueil recouvert de plomb semblait vouloir sortir de terre, la partie correspondant à la tête du défunt dépassant nettement au-dessus du niveau du sol.
Le jeune garçon -que sa découverte avait effrayé- constat quelques jours après que ce cercueil avait disparu. A sa place on ne voyait plus qu'un trou noir.
On a heureusement découvert la clé de cet ultime mystère : des pêcheurs locaux descendant d'esclaves ont subtilisé le plomb de ce cercueil pour lester leurs filets de pêche.

# Posté le mercredi 13 juillet 2005 15:00

Les pas du diable

Les pas du diable
De gauche à droite : 1 = dessin des quatre pattes d'un rat ( à ma connaissance jamais reproduites au 20ème siècle ) parues dans un journal de l'époque et qui tentaient d'expliquer la forme des traces inconnues.

2 : Une des empreintes relevées par un témoin et qui ressemble effectivement beaucoup à la première. Le trait partant vers le bas, apparaissant parfois à l'arrière des traces, pouvait accréditer l'hypothèse d'un petit mammifère muni d'une queue.

Les deux derniers dessins, relevés par un autre témoin, s'éloignent beaucoup de l'hypothèse du rat.



Topsham est un bourg pittoresque situé au sud du Devon, non loin de la mer. Quelques unes de ses maisons ont été construites avec les briques hollandaises qui lestaient autrefois les cales des navires, navires qui jouèrent un rôle dans la Guerre d'Indépendance des Etats-Unis.
Il ne reste pas de souvenir urbain de l'événement qui nous occupe ici, pas même «l'allée de la chèvre», chemin appelé ainsi simplement parce qu'il est étroit. Le fer à cheval cloué sur la porte du n° 11 de la rue Follett n'est qu'un banal porte-bonheur.
Le 8 février 1855 s'est pourtant passé à Topsham et dans la campagne proche un événement qui a occupé beaucoup de place dans les colonnes des journaux et qui présente l'avantage d'avoir eu de très nombreux témoins.
Ce matin-là on découvrit en effet dans la neige d'étranges empreintes ayant vaguement la forme d'un sabot d'ongulé. Chacune d'elles mesurait 10 cm de long sur 7 de large. L'animal qui les avait laissées semblait s'être tenu debout sur ses pattes arrière. Ces empreintes étaient imprimées exactement l'une devant l'autre et sur une seule file à intervalles réguliers. Mais surtout elles se suivaient le plus souvent en ligne droite, évoquant l'idée insolite et absurde d'un funambule marchant sur un fil.
On pensa à des empreintes dégradées par un changement d'atmosphère. Mais la neige comportait également des traces parfaitement définies laissées par des animaux domestiques ; et les empreintes les plus précises étaient justement celles du bizarre «ongulé». Elles étaient d'ailleurs si nettes que, selon un témoin oculaire, elles semblaient avoir été imprimées à l'aide d'un «châssis mécanique».
On expliqua la progression en ligne droite par l'idée d'un reptile, on pensa à des blaireaux, à des grues, à des grenouilles, à des rats jusqu'à des outardes et même à un kangourou. Mais aucun de ces animaux ne fournissait d'explication plausible. Des groupes se formèrent, armés sommairement de fusils de chasse ou de bâtons et accompagnés de chiens. Ils sillonnèrent la campagne en tous sens, visitant les fermes, reliant les villages de Bicton, Powdersham, Dawlish, Totnes, Torquay et quelques autres.
Ils ne trouvèrent pas d'explication mais découvrirent au contraire des faits incompréhensibles : la piste, qui mesurait plus de cent miles, se recoupait à maints endroits à angle droit, franchissait un estuaire et semblait ignorer les obstacles. Elle traversait un hangar par le trou d'un mur, se promenait sur une charrette ou sur des meules de foin enneigés. Surtout, elle se jouait des murs séparant les jardins et les cours comme en passant à travers. On découvrit même qu'elle escaladait les toits des maisons.
De plus le dessin des empreintes était si précis que, pour reprendre l'expression d'un autre observateur, elles semblaient «coupées au diamant ou faites à l'aide d'un tisonnier chaud». Le comble fut atteint lorsqu'on en découvrit à l'intérieur d'une buse de drainage de 15 centimètres de diamètre, entrant et ressortant comme si de rien n'était...
Plusieurs citadins venus en curieux furent si impressionnés qu'ils découpèrent des blocs de neige afin de conserver quelque temps les empreintes dans leur jardin.
Malgré l'importance que la guerre de Crimée prenait à l'époque dans les journaux ceux-ci couvrirent largement l'événement, sauf le Times qui considérait l'affaire tout juste bonne «à impressionner des campagnards» (on peut toujours consulter ces journaux, matériellement ou sur microfilms, à la Westminster Library).
Un journaliste qui habite Topsham de nos jours et que j'ai rencontré par hasard dans l'ancien petit port n'avait jamais entendu parler de l'événement.

Quatre points permettront de souligner l'intérêt d'un tel cas :

1 - Au moment des faits, il était impossible de faire une telle série d'empreintes dans la neige sans que les mystificateurs éventuels ne laissent d'autres traces.

2 - Un être humain équipé des chaussures truquées ne pouvait avoir laissé ces traces car leur force de pénétration ne correspondait pas au poids d'une personne adulte ni même à celui d'un enfant. Nul n'aurait d'ailleurs pu parcourir plus de 100 miles en une nuit et encore moins sauter par dessus des dizaines de murs.

3 - En 1855, les seuls objets capable de se déplacer sans laisser de traces, donc sans prendre appui sur le sol, étaient des ballons à air chaud ou à gaz. Mais un ballon libre ne peut se déplacer longtemps en ligne droite. L'hypothèse d'un ballon dirigeable n'est pas plus plausible car on aurait forcément entendu le bruit du moteur. Ces derniers en étaient d'ailleurs à leur tout début, le 1er essai d'un ballon à propulsion mécanique (mû par la vapeur) ayant eu lieu à la fin de l'année 1852 à Paris.

4 - Les empreintes ne portaient pas les marques d'une compression mais semblaient avoir été effectuées par enlèvement de la neige.

Nous sommes donc obligés de constater qu'il s'est passé dans le Devon, au milieu du 19ème siècle, un événement ne dépendant pas de l'intelligence ou de la volonté humaine.
Nous avons ici une démonstration difficilement contestable de la réalité du paranormal.

# Posté le mercredi 13 juillet 2005 15:02

LE CAS MANOEL ROBERTO

LE CAS MANOEL ROBERTO
Le samedi 21 janvier 1978, une panne d'électricité priva d'énergie toute la région de Rondonopolis, une ville de moyenne importance, située au Brésil. De nombreux témoins aperçurent dans le ciel ce qu'il est convenu d'appeler une soucoupe volante. L'affaire serait banale, si elle n'avait pas de prolongements plus qu'étranges. Qu'on en juge.

Quelques minutes après le passage de l'OVNI, on retrouvait, au bord d'une route, un petit garçon de onze ans, Manoel Roberto, dont le domicile était à 500 kilomètres de là !

A demi dévêtu, l'enfant raconta qu'il avait été enlevé avec son cousin à bord d'une " locomotive lumineuse ", à l'intérieur de laquelle se trouvaient huit hommes de petite taille, vêtus de rouge.

Ceux-ci ne parlaient pas et se faisaient comprendre par des mouvements des yeux. Ils auraient également donné " un liquide " à boire aux deux enfants.

Retrouvé seul, Manoel n'a pu expliquer ce qu'était devenu son cousin.

A ce fait maudit, nous pourrions ajouter l'enlèvement de Travis Walton qui le 5 novembre 1975 fut enlevé sous les yeux de ses amis dans une sorte " d'assiette bleutée " qui venait de se poser devant leur camion, en pleine forêt. Il réapparut le 11 du même mois, en piteux état sur l'autoroute 260, à quelques miles de Herber vers Phoenix. Il était épuisé et son visage couvert d'une épaisse barbe prouvait qu'il ne s'était pas rasé depuis son enlèvement.

Par plus d'un côté ce fait divers nous remet en mémoire la cas du caporal Valdes, disparu pendant un quart d'heure, le 25 avril 1977, à Putre, à 2 200 kilomètres au nord-est de Santiago du Chili. Les soldats qui l'accompagnaient le virent s'évanouir dans une intense lumière qui venait de se poser devant eux.

Valdes réapparut un quart d'heure plus tard et s'écroula sans connaissance. Sa barbe avait poussé et sa montre avançait de quinze minutes. Elle indiquait le 30 avril .

En quinze minutes, le caporal avait vieilli de cinq jours !

On peut suggérer qu'un contrôle occulte s'exerce sur l'esprit de certains terriens. Quiconque répugne à admettre cette vérité devrait conduire sa propre enquête sur les cas de disparitions et d'enlèvements mystérieux, il serait édifié.
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# Posté le mercredi 27 juillet 2005 13:35

FAITS MAUDITS MAIS REELS DE CERTAINS CONTACTS

FAITS MAUDITS MAIS REELS DE CERTAINS CONTACTS
Rien n'est plus déroutant pour l'ufologue que l'études des " contacts " et des " contactés " . Les enquêtes conduites sérieusement prouvent que les rencontres du troisième type sont bien réelles, mais que , pour des raisons qui nous échappent, et qui nous échapperont encore longtemps, ces rendez-vous de l'Impossible sont " illogiques " dans leurs déroulements.

Aucun chercheur digne de ce nom ne peut cependant refuser de s'affronter à ces réalités et censurer volontairement cette partie capitale de l'ufologie, dont les enlèvements sont un des aspects les plus noirs.

Parmi les cas les plus extraordinaires de disparitions reconnues figurent celui de la famille Méchinaud de Cognac, qui—dans la nuit du 24 au 25 décembre 1972—s'effaça totalement de notre dimension pour ne plus jamais y reparaître ! Nul ne peut dire aujourd'hui encore ce que sont devenus Jacques et Pierrette Méchinaud et leurs enfants Bruno et Eric.

Les premiers cas de disparitions mystérieuses datent des années 50. Dès 1952 le F.B.I. enquêta sur la troublante affaire Brooke.

Le 22/8/1952, à 23h40, à une cinquantaine de kilomètres de Miami, Tom Brooke fut aperçu pour la dernière fois alors qu'il sortait d'un bar. En saluant un ami, il lui avait lancé :

" Je t'attends demain à dix heures, je te prie d'être à l'heure. "

Il était ensuite monté dans sa voiture où se trouvait déjà sa femme et son fils âgé de onze ans, puis avait démarré sur les chapeaux de roues.

Le samedi 23 août à 7h15, une patrouille de police retrouva son véhicule vide à 18 kilomètres de son point de départ. La portière était ouverte, et les phares encore allumés. Posé sur le siège arrière, le sac de mme Brookes était posé et fermé.

Les enquêteurs relevèrent des empreintes de pas dans la prairie où les passagers s'étaient avancés. Fait étrange qui frappa les policiers, les traces disparaissaient d'un seul coup, comme si la famille Brooke avait été aspirée vers le ciel...

Emigrée dans le vide, également cette serveuse de bar, Mabel Twinn, qui travaillait à moins de trois kilomètres du lieu où la voiture de des Brooke avait été retrouvée.

Mabel avait quitté son comptoir à 1h20 le 22 août 1952 pour se rendre à son domicile. Elle n'y parvint jamais. Ses traces se perdaient brusquement à moins de deux kilomètres du bar.

# Posté le mercredi 27 juillet 2005 13:43